Blog du Parti Socialite :

Section de Moutiers Vendée(85)

Sexisme. Un pastiche de « Libération ».

Les médias, Libération inclus malgré sa vigilance, n’échappent pas aux clichés sexistes lorsqu’ils écrivent sur les femmes politiques.

 

Pastiche

Un ministre décrit comme le serait une femme de pouvoir ?

 

Voici le portrait – volontairement outrancier – d’un homme politique, à la manière de ceux qu’on lit trop souvent sur ses homologues féminines. Précision : toutes les expressions utilisées ici sont tirées d’articles de la presse nationale décrivant des femmes au pouvoir. Elles ont seulement fait l’objet d’une adaptation masculine.

 

Macron, le beau gosse de Bercy

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C’est un vent de fraîcheur qui souffle au gouvernement. Emmanuel Macron, 37 ans, est la nouvelle égérie de Bercy. Le ministre des Finances nous ouvre la porte de son bureau, cintré dans un seyant complet veston Armani camel, qui lui a valu d’être élu «dandy de l’année» dans le dernier classement annuel de GQ. Cet ancien timide nous invite à nous installer avec simplicité, bonhomie et décontraction. Car il le sait, la star du gouvernement, c’est lui.

Ce jeune énarque, que personne ne connaissait il y a deux ans, a su croire à sa bonne étoile. «Il est doux, chaleureux, séduisant et en même temps tenace et très déterminé», dit de lui son mentor Jacques Attali. A l’évocation de cette phrase, Emmanuel a souri, avec son petit air postmoderne d’un tableau du Caravage.

Le ministre est sympathique et pro jusqu’au bout des boutons de manchettes de chemise, qu’il porte dorées. Mais rappelez-lui qu’il ne s’est jamais présenté au suffrage des citoyens et son regard clair se fait soudain perçant : «La politique n’est pas qu’une affaire d’élections», assène-t-il entre ses jolies dents blanches. Sa femme, Brigitte Trogneux, qu’il a eue pour enseignante à Henri-IV, a été son pygmalion. Beau-père épanoui de trois enfants, Emmanuel Macron avoue parvenir «tant bien que mal» à concilier vie politique et vie de famille, et abandonne à contrecœur ses beaux-enfants le mardi, mercredi, jeudi et vendredi.

Quelques heures plus tard, on l’accompagne dans les couloirs de l’Assemblée, où Christiane Taubira déambule déjà, dossiers sous le bras. D’un pas vif, Emmanuel Macron fait virevolter son veston pour rejoindre la salle des Quatre-Colonnes où pose Stéphane Le Foll, l’air ingénu, pour les photographes.

Même si à Bercy, certains surnomment le père de la loi Macron «Mister Milan» en raison de son goût pour la mode italienne, c’est dans le Nord de l’Europe que le jeune ministre préfère réserver ses escapades : il faut dire que Bruxelles, où il se rend si souvent, est une maîtresse exigeante.

Sonya FAURE et Johanna LUYSSEN

 

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Sylviane Bulteau Députée de la 2ème circonscription de Vendée

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